Résistance cigarette électronique, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement au nombre de consommateurs de cigarettes ordinaires, celui des vapoteurs ne cesse d’augmenter. D’après l’organisme Santé publique France, on regroupe aujourd’hui 500 000 adeptes de cigarettes électroniques dans le territoire français. Bien que consommateurs, la plupart d’entre eux ne sont pas encore au fait sur tout ce qui tourne autour de ce matériel, dont l’utilité et l’entretien des résistances cigarette électronique.

Résistance e-cigarette : définition

En Physique, la résistance correspond à un composant électrique, de forme cylindrique en général, permettant de réduire l’intensité du courant électrique. Ainsi, plus la valeur de la résistance est importante, plus l’intensité du courant baisse. L’effet joule permet aux résistances de créer de la chaleur, voilà pourquoi les appareils chauffants comme le sèche-cheveux, la plaque électrique, le four, etc. se mettent à fonctionner.

En ce qui concerne les résistances cigarette électronique, elles jouent le même rôle, à savoir la production de la chaleur. En chauffant, la résistance transforme l’e-liquide en vapeur. Elle est constituée d’un fil résistif en métal ainsi que d’une matière absorbante (en principe du coton) permettant d’aspirer l’e-liquide. En référence à la loi d’ohm, la valeur de la résistance d’une e-cig détermine l’intensité de vape à viser afin de générer la chaleur nécessaire à la vaporisation du liquide. Si la puissance est trop faible, celle-ci ne chauffe pas. La vape devient alors molle, voire absente. À l’inverse, une puissance démesurée entraîne une surchauffe occasionnant une sensation en bouche peu agréable nommée dry hit. De plus, elle risque de brûler irrémédiablement votre résistance.

Les différents types de résistance

Dans ce contexte de la vape, les résistances cigarette électronique sont classées en deux catégories. En premier lieu, il y a les résistances prêtes à être utilisées qui demeurent les plus courantes. Elles ont été fabriquées pour s’adapter parfaitement au matériel proposé et sont commercialisées avec diverses valeurs de résistance. La puissance de vape recommandée pour chaque valeur est alors indiquée par les fabricants. Quant à leur durée de vie, celle-ci est généralement comprise entre deux et quatre semaines.

La deuxième catégorie est caractérisée par les résistances reconstructibles. Ces dernières offrent la possibilité aux vapoteurs les plus expérimentés de fabriquer eux-mêmes leurs résistances. Alternative économique, cette option leur permet également de posséder des matériels personnalisés. Le point commun entre les deux types réside dans leur fonctionnement. En effet, que la résistance soit prête à l’emploi ou reconstructible, le coton va toujours acheminer le liquide vers un fil résistif qui vaporisera le liquide en chauffant.

Utilisation d’une résistance

Vu que la résistance se trouve en contact direct avec l’e-liquide et qu’elle subit des variations de température non négligeables, sa durée de vie reste donc limitée. Pour prolonger sa durée de vie, veillez à toujours utiliser des résistances compatibles avec votre e-cigarette. D’ailleurs, les fabricants de clearomiseurs produisent presque toujours des résistances adaptées à leur propre matériel. Outre cela, il s’avère primordial d’ajuster la puissance de votre matériel à la valeur de fonctionnement optimal de votre modèle de résistance. Pour ce faire, référez-vous à la notice d’utilisation de la cigarette électronique.

À part cela, il est important de souligner que plus la tension de la résistance est élevée, plus l’e-liquide se dégrade. L’avantage procuré par la consommation de cigarette électronique, c’est que la vapeur offre au vapoteur une diminution des risques par rapport au tabac fumé. En revanche, il faut admettre que cette vapeur peut aussi contenir des composés nuisibles pour votre santé, en l’occurrence les aldéhydes. Ce risque s’accentue lorsque l’e-liquide chauffe considérablement et que la résistance se trouve mal alimentée. De ce fait, l’idéal serait de ne pas trop faire chauffer la résistance en espaçant les bouffées. De même, veillez à ce que votre résistance reste toujours bien hydratée en e-liquide.

Quand changer sa résistance ?

Tout d’abord, pour que votre résistance fonctionne convenablement, veillez à l’associer à un e-liquide avec un taux de PG/VG approprié. Le propylène glycol favorise la fluidité des e-liquides tandis que la glycérine végétale a tendance à les épaissir. Plus la résistance est basse, plus elle se mettra à chauffer et plus les arrivées d’e-liquide deviendront larges. Pour se prémunir des fuites, privilégiez les e-liquides ayant un taux de VG élevé. Par contre, pour une résistance haute, optez pour les e-liquides à taux de PG élevé, car le VG tend à encrasser le fil résistif plus vite.

Le moyen le plus simple de déterminer quand remplacer sa résistance est de rester bien attentif à votre ressenti lors du vapotage. Si vous constatez que la saveur générale de la vapeur se rapproche progressivement du goût de brûlé ou que ladite vapeur semble plus sèche que d’habitude, alors n’hésitez pas à la changer. Par ailleurs, il existe un autre moyen de savoir quand changer les résistances cigarette électronique : l’inspection visuelle. De par un phénomène nommé effet Maillard, l’e-liquide qui chauffe va se dégrader et générer des résidus assez foncés à la surface. Ainsi, vous pourrez déduire si la résistance est trop encrassée ou non. Toutefois, cette méthode s’avère parfois impossible étant donné que la matière absorbante et le fil résistif sont invisibles à l’œil nu. Vous allez donc devoir compter sur vos papilles pour repérer une résistance usagée. Dans tous les cas, vous pouvez prendre l’habitude de la changer toutes les deux semaines ou moins, pour maintenir votre kit en bon état.